Initiation aux claquettes
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Genève abrite un champion de claquette récidiviste et on ne le sait pas toujours! Daniel Leveillé, qui a joué aussi bien avec des groupes de jazz qu’avec l’Orchestre de la Suisse Romande, qui a dansé au festival d’Avignon et en tournée internationale avec le spectacle Stomp notamment, co-dirige l’école de danse Lar & Lev au quartier des Eaux-Vives, dans laquelle il donne des cours tous niveaux. Il propose de venir tenter, sur un coup de tête et sans autre prérequis qu’une tenue confortable, une initiation aux claquettes en open-air tous les dimanches d’août!
Informations pratiques:
Gratuit
Tous les dimanches du mois d’août, de 14h à 15h
La Canopée, quai Gustave Ador, Genève
www.geneve.ch
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La danse, c’est la technique de toute une vie dans la précision d’une arabesque. Mais c’est aussi la reconnexion à une sensorialité dans un mouvement à soi, sans technique aucune. Une vision que privilégie le Collectif du Feu de dieu avec sa performance immersive et participative Cosmix Dance.
Les deux artistes, Violeta Hodgers et Ambre Pini, deviennent deux créatures qui entrainent le public dans des chorégraphies simples et libératrices. Elles souhaitent, par la danse, partager collectivement des émotions qui reconnectent aux sens et participent à créer un sentiment d’appartenance. « Il y a quelque chose dans l’expérience de ce dispositif qui me touche, à voir les corps qui se délient, qui deviennent aussi puissant, aussi expressifs, aussi libres et ouverts à jouer », témoigne Violeta. Pour participer, nul besoin de « savoir » danser, ni de se formater: tout est dans le ressenti.
Informations pratiques:
Vendredi 26 juillet à 20h
Parc Chauvet-Lullin, Vernier
Gratuit, dans le cadre de La ContreSaison
Annulé en cas de pluie
www.vernier.ch
Si l’on considère que le théâtre permet d’observer notre réalité au travers du prisme de l’art, par son format inhabituel, le théâtre ambulatoire et participatif du collectif Rimini Protokoll ajoute à cela une dimension: celle qui nous implique, vous, nous, “professionnel·le·s du quotidien”, dans le processus de création et de réflexion. Leur pièce, intitulée Utopolis, débutera le 13 mai prochain et propose d’envisager des alternatives à nos fonctionnements actuels le temps d’un cheminement dans Lausanne avec des compagnons inconnu·e·s. Stefan Kaegi, co-fondateur du collectif, nous parle de ce projet, cadeau éphémère à vivre dans le présent.
Texte de Katia Meylan
Propos recueillis auprès de Stefan Kaegi
Pour l’homme de théâtre maintes fois récompensé, l’occasion est spéciale, car s’il a monté plusieurs projets personnels à Lausanne ces dernières années, c’est la première fois depuis 2013 à Vidy que les trois membres fondateurs de Rimini Protokoll, Helgard Haug, Stefan Kaegi et Daniel Wetzel, y sont à nouveau réunis dans un projet commun.
Parmi les créations de Stefan Kaegi, on se souviendra notamment de Boîte noire, théâtre-fantôme pour personne seule à Vidy pendant la période 2020… ou encore Remote Lausanne au Festival de la Cité en 2014. Se réunir au cimetière de Prilly avec un groupe de personnes, se munir d’écouteurs, monter dans le LEB et en perturber très légèrement l’environnement, marcher, passer devant ce que l’on voit tous les jours en se le faisant raconter par une voix informatisée, hésiter puis ne pas adresser un doigt d’honneur à l’autre moitié du groupe même si ladite voix nous le demandait, s’asseoir par terre dans le CHUV… sans aucun doute, les souvenirs de Remote Lausanne il y a huit ans sont encore bien présents dans mon esprit.
Retrouvera-t-on en Utopolis un dérivé de Remote Lausanne? Pas exactement, nous répond Stefan Kaegi. Dans Remote, une voix dématérialisée nous chuchotait comme un secret, dans des écouteurs individuels, ses réflexions sur une société telle qu’elle existe déjà. Alors qu’Utopolis, pour imaginer des alternatives à cette société, donne la parole aux voix et aux dialectes d’ici, aux intonations diverses, qui parlent d’utopie à travers un haut parleur à partager avec toute la ville. “L’histoire commune se crée par petites parts personnelles”, explique Stefan Kaegi.
Photo: Ana Lukenda
Ainsi, guidé par un “orchestre de hauts-parleurs qui synchronise et sonorise la ville”, le public déambule dans Lausanne par petits groupes de 5-6 personnes, avec pour point de départ l’un des 48 endroits participants. En effet, pour planifier cette déambulation d’environ 3 heures, Rimini Protokoll s’est adressé à 48 interlocuteur·ice·s, leur a posé des questions sur leur fonctionnement, sur leur idée de possibles utopies. Ce sont leurs réflexions que l’on entendra durant notre voyage. Parmi ces “agents d’accueil décentralisés”, on trouve des magasins, des bars, des associations, des kiosk, des bureaux d’architecte, des gymnases, parfois même des lieux auxquels on n’a habituellement pas accès…
Lausanne, sur l’initiative du Théâtre de Vidy et de Plateforme 10, est la quatrième hôtesse de l’expérience Utopolis, après Manchester, Köln et Saint-Pétersbourg. “Vous imaginez que c’est tout autre chose de jouer dans un endroit où ils disent que l’utopie est quelque chose qu’ils ont déjà connu”, mentionne Stefan Kaegi à propos d’une expérience vécue en Russie. Ainsi, du point de vue du contenu et des réflexions, les visions diffèrent, tout comme les problématiques plus “techniques”: le metteur en scène nous raconte une ancienne billetterie de train ou un tribunal, lieux fascinants investis dans les autres villes, qui n’existaient pas à Lausanne ou auxquels ils n’ont pas eu accès. “Il faut réinventer d’autres histoires, d’autres points de départ à chaque fois. On continue à écrire notre grand livre de l’Utopie!”.
Il ajoute, reconnaissant envers le Théâtre de Vidy avec qui il collabore régulièrement: “C’est un défi pour les théâtres de nous programmer. Ce n’est pas juste un accueil, mais cela témoigne d’une envie de participer à l’invention d’une vision du monde”.
Comme Rimini Protokoll et les 48 interlocuteur·ice·s avant lui, le groupe qui déambule aura lui-aussi la possibilité de se faire co-auteur de l’histoire. Pour ce faire, le collectif a imaginé un système d’écriture collective de l’Utopie… mais Stefan Kaegi n’en dévoile pas plus, nous laissant la découverte pour la semaine prochaine. Plus que des résultats ou des archives, nous dit-il, l’esprit qui anime Utopolis est l’éphémère, le partage, et l’envie d’attester de réalités sociales ou politiques, mais de réaliser que ces réalités pourraient aussi être différentes, et que ce qui nous entoure est ouvert à des modifications.
Utopolis Lausanne
Du 13 mai au 4 juin 2022
Divers points de départ seront annoncés aux participant·e·s 12h à l’avance par email
Utopolis – La ville et ses alternatives en partage Lire la suite »
*scan de QR code*… *scan de ticket*… « merci! Vous pouvez descendre, le spectacle Happy Hype sera debout et sur scène ». Sur scène?
Texte de Katia Meylan
Des personnages affublés de tulle, de perruques, de schlaps et de lunettes s’agitent dans les couloirs du Théâtre Saint-Gervais. Ils communiquent dans un langage d’exclamations et de gestes bouffons expressifs. On les croise, mais nous public, on se rend sur scène comme on nous l’a demandé. On se place sagement en cercle et, vivant leur vie aléatoirement entre les escaliers, les sièges et la scène, ils nous rejoignent peu à peu.
Alors, une intense DJ commence à les métamorphoser, on troque les schlaps en tissu pour des baskets, on tombe le jupon-armure et les corps se révèlent dans du lycra coloré, les mouvements commencent à se tonifier.
Apparaissent les membres du collectif Ouinch Ouinch, à géométrie variable, composé ce soir de Marius Barthaux, Karine Dahouindji, Elie Autin, Adél Juhász et Collin Cabanis pour les danseur∙euse∙s. En personnage à part entière, la DJ Maud Hala Chami aka Mulah danse et chante à ses platines sur lesquelles elle alterne les styles, restant de le populaire et le festif; du rap français, des sons plus new-yorkais ou même quelque remix d’un air venu directement du Moyen-Âge.
On lance des jambes, des bras et des regards, on déconstruit les codes de l’espace artistique et des identités. L’énergie irradie le cercle tout autour, le public semble entre deux états, figé, presque hypnotisé par les mouvements captivants des artistes ou déjà atteint par la joie explosive qu’inspirent les chorégraphies de Happy Hype.
En refusant le quatrième mur, le collectif étend son esprit de groupe et son idéal d’horizontalité au public. S’exprimer, être magnifique, pouvoir choisir librement et joyeusement son identité n’est pas le privilège des artistes! Ici, c’est une incitation qui se partage ardemment avec toutes et tous. En s’approchant, touchant et incluant, les danseurs et danseuses passent le message. Cette idée, faite énergie pure, monte parmi le cercle… qui, le moment venu, était fin prêt à changer de forme pour se jeter dans la danse!
Antigel
Jusqu’au 19 février
Voir le programme sur antigel.ch
Happy Hype
Prochaines dates les 18 et 19 juin 2022 – Plateforme 10 – Lausanne
ouinchouinch.com
Happy Hype à Antigel – on n’aurait pas dû mettre un pull! Lire la suite »



